Les "Oublié(e)s" de la Mémoire ©
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19 mai 2011

 

Nos Témoins de l'Histoire

"Je souhaite que d'autres déportés homosexuels comme moi témoignent pour que le crime nazi ne soit plus ignoré ni accepté par l'effet de l'oubli." Pierre Seel

Après la guerre, la très grande majorité des déportés homosexuels a disparu dans l'anonymat. Pour beaucoup d'entre eux, en effet, le retour à la liberté s'accompagne d'une autocensure justifiée par une législation hostile restée en vigueur (jusqu'en 1981 en France et jusqu'en 1994 en Allemagne) et la difficulté sociale, familiale ou professionnelle de divulguer le motif exact de leur déportation.

Un certain nombre de rescapés ont souhaité témoigner, après un long silence, en hommage à leurs camarades, dont ils ont partagé les épreuves, et à destination des jeunes générations en particulier afin de décrire leur histoire et passer un appel à la vigilance.

Voici la biographie de certains de nos Témoins de l'Histoire :

 

PIERRE SEEL

Pierre SEEL fut le seul déporté français pour motif d'homosexualité à avoir témoigné et revendiqué publiquement des raisons de sa déportation. Il fut interné six mois au camp de Schirmeck (en Alsace).

 

 

 

Rudolf BRAZDA

Rudolf BRAZDA a été le dernier survivant de la Déportation pour motif d'homosexualité (répression au titre du § 175 de l'ancien code pénal allemand). Il fut interné près de trois ans au camp de concentration de Buchenwald où il porta le triangle rose.