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La déportation pour motif d'homosexualité

Photo d'identification de police de Henny Schermann, arrêtée en 1940, juive et lesbienne, elle sera déportée à Ravensbruck, dans le camp de concentration des femmes. Elle a été tué en 1942 dans ce camp. USHMM

  Le sort réservé aux lesbiennes

Les témoignages concernant les homosexuels dans les camps sont rares mais concernant les Lesbiennes, la situation est pire encore et pourrait laisser penser qu'elles ont été épargnées dans cette tentative d'extermination. Il n'en est rien.

Bien qu'elles n'étaient pas concernées par le paragraphe 175 du code pénal allemand, les Lesbiennes sont plus discrètes étaient accusées d'être des filles de mauvaise vie, des femmes trop indépendantes qui ne faisaient pas d'enfant. Toutefois elles ne mettaient pas en péril la pureté du sans allemand. Ce sont les raisons qui expliquent que les nazis n'aient pas mené, comme ils l'ont fait à l'égard des gais, une politique systématique d'extermination des lesbiennes.

Mais celles qui étaient connues des nazis ne furent pas épargnées par le zèle de la Gestapo et de nombreuses lesbiennes furent déportées, mais ce fut plutôt en tant qu'"asociales" qu'en tant que délinquantes sexuelles définies. En effet, elles étaient marquées d'un triangle noir, signe de leur appartenance au groupe des personnes "socialement inadaptées". Parmi ces personnes, on trouvait des chômeurs de longue durée, des vagabonds, des marginaux, des alcooliques, des drogués et certains malades mentaux, mais aussi, des prostituées ou encore des femmes qui employaient des contraceptifs.


Les "Oublié(e)s" de la Mémoire © dernière mise à jour :  01 décembre 2007