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La
déportation
pour motif d’homosexualité
Pierre
SEEL,
notre témoin de l'Histoire
L'histoire
de
l'homosexualité en France
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Les "Oublié(e)s"
de la Mémoire ©
dernière mise à jour :
01 décembre 2007
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la
reconnaissance :
"Ces
morts, tous ces morts,
Martyrs
sans nom,
Nous
n'avons pas le droit de les oublier."
Heinz
HEGER
Le
travail de recherche, les monuments aux morts et les musées
passèrent sous silence le sort des déportéEs homosexuelLEs
dans les camps de concentration nazis. Aucune mention de ces
crimes ne fut faite au procès de Nuremberg en 1946. Les
déportéEs homosexuelLEs ne purent obtenir ni
reconnaissance ni indemnisation.
Dans
les années 90, des chercheurs ont commencé à se documenter
sur les histoires personnelles de ces hommes qui portaient le
triangle rose et ces femmes portant le triangle noir. Le premier
organisme à prendre en compte la persécution des
homosexuelLEs par les Nazis fut le U.S.
Holocaust Memorial Museum.
Enfin des survivants ont pu sortir de leur silence.
Les
études et les recherches, entreprises par la Fondation
pour la Mémoire de la Déportation,
permettent d'affirmer qu'en l'état actuel des documents qui ont
été consultés, au moins 210 personnes originaires des trois départements
annexés en 1940 (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle), ont bien été
déportées par les nazis, au titre du motif 175 du code pénal
allemand. Un rapport, pour la réalisation du Livre-Mémorial de
la Fondation, a été rédigé par le Colonel MERCIER en 2001.
[rapport en à télécharger]
En
2002, après la publication du rapport de la Fondation
pour la Mémoire de la Déportation et la réponse des
associations de déportés, le triangle rose a été mis en place
sur l'oriflamme des triangles des catégories déportés et internés
par les nazis, lors de la cérémonie de la Journée
Nationale du Souvenir de la Déportation qui
se déroule au Mémorial
des Martyrs de la Déportation sur
l'Ile de la Cité à Paris
(image ci-contre). A l'entrée du jardin du Mémorial se
trouve un panneau, en permanence
(image ci-dessous), présentant le site, la
déportation
et toutes les catégories de déportés (avec tous les triangles).
De
cette façon, la réalité de la déportation pour homosexualité
à partir de la France est officiellement reconnue sur le Mémorial
national.
Les
tensions se sont apaisaient dans l'union de tous et les commémorations
doivent à l'avenir se dérouler dans le recueillement nécessaire
au souvenir.
Les
membres de l'Association Les " Oublié(e)s " de la Mémoire
ont été
les invités officiels de la République lors de grands moments de
devoir de mémoire.
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60e
anniversaire de
la libération des camps - Journée
nationale du souvenir des
victimes et héros de la déportation, Dimanche
24 avril 2005, Parvis des droits de l'Homme Paris
Nous avons
pu assisté à l'invitation du Président de la République à
"l'hommage de la Nation à toutes celles et à tous ceux qui
ont connu la déportation et pour saluer, avec respect, leur
sacrifice et leur courage". La reconnaissance tant
attendue au plus haut niveau sera faite par ces mots du Chef de
l'Etat, Jacques CHIRAC :
"En
Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que
leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient
poursuivis, arrêtés et déportés."
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Inauguration
par le Président
de la République du Centre
européen du résistant déporté, Struthof
KL-Natzweiler, le 3
novembre 2005
Seule
association homosexuelle invitée, nous avons vécu cette
journée avec une intense émotion.
Elle nous
laissera toutefois un regret,
l'absence de
Pierre SEEL,
alors invité
par la Présidence de la République, qui aurait du être au 1er
rang parmi les déportés du camp.
Pierre SEEL,
très malade, s'éteindra, le 25 novembre 2005.
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