ACCUEIL

ACTUALITES
A la Une
Communiqués
Reportages
Revue de presse
Sorties culturelles

MEMOIRE
La déportation
pour motif d’homosexualité

Pierre SEEL, 
notre témoin de l'Histoire

L'histoire de 
l'homosexualité en France

Documents culturels


L'ASSOCIATION
Présentation
Nos objectifs
Nos délégations
Organisation
Nous rejoindre

Espace Membres

DEVOIR
La reconnaissance

Le travail de mémoire
Nos dossiers en cours
Cérémonies & protocole


LIENS
Nos membres
Institutionnels & mémoriels
Associations L.G.B.T.
Nos partenaires


Les "Oublié(e)s" de la Mémoire ©
dernière mise à jour : 

01 décembre 2007

Webmaster : Philippe COUILLET

 

la reconnaissance :

"Ces morts, tous ces morts,
Martyrs sans nom,
Nous n'avons pas le droit de les oublier."
Heinz HEGER

Le travail de recherche, les monuments aux morts et les musées passèrent sous silence le sort des déportéEs homosexuelLEs dans les camps de concentration nazis. Aucune mention de ces crimes ne fut faite au procès de Nuremberg en 1946. Les déportéEs homosexuelLEs ne purent obtenir  ni reconnaissance ni indemnisation.

Dans les années 90, des chercheurs ont commencé à se documenter sur les histoires personnelles de ces hommes qui portaient le triangle rose et ces femmes portant le triangle noir. Le premier organisme à prendre en compte la persécution des homosexuelLEs par les Nazis fut le U.S. Holocaust Memorial Museum. Enfin des survivants ont pu sortir de leur silence.

 

Les études et les recherches, entreprises par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, permettent d'affirmer qu'en l'état actuel des documents qui ont été consultés, au moins 210 personnes originaires des trois départements annexés en 1940 (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle), ont bien été déportées par les nazis, au titre du motif 175 du code pénal allemand. Un rapport, pour la réalisation du Livre-Mémorial de la Fondation, a été rédigé par le Colonel MERCIER en 2001. [rapport en à télécharger]

 

En  2002, après la publication du rapport de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et la réponse des associations de déportés, le triangle rose a été mis en place sur l'oriflamme des triangles des catégories déportés et internés par les nazis, lors de la cérémonie de la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation qui se déroule au Mémorial des Martyrs de la Déportation sur l'Ile de la Cité à Paris (image ci-contre). A l'entrée du jardin du Mémorial se trouve un panneau, en permanence (image ci-dessous), présentant le site, la déportation et toutes les catégories de déportés (avec tous les triangles).

De cette façon, la réalité de la déportation pour homosexualité à partir de la France est officiellement reconnue sur le Mémorial national.

Les tensions se sont apaisaient dans l'union de tous et les commémorations doivent à l'avenir se dérouler dans le recueillement nécessaire au souvenir.

 

Les membres de l'Association Les " Oublié(e)s " de la Mémoire
ont été les invités officiels de la République lors de grands moments de devoir de mémoire.
 

Trocadero.jpg (183784 octets)60e anniversaire de la libération des camps - Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, Dimanche 24 avril 2005, Parvis des droits de l'Homme Paris

Nous avons pu assisté à l'invitation du Président de la République à "l'hommage de la Nation à toutes celles et à tous ceux qui ont connu la déportation et pour saluer, avec respect, leur sacrifice et leur courage". La reconnaissance tant attendue au plus haut niveau sera faite par ces mots du Chef de l'Etat, Jacques CHIRAC :

"En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés."


 

Struthof2.jpg (145478 octets)Inauguration par le Président de la République du Centre européen du résistant déporté, Struthof KL-Natzweiler, le 3 novembre 2005

Seule association homosexuelle invitée, nous avons vécu cette journée avec une intense émotion. Elle nous laissera toutefois un regret, l'absence de Pierre SEEL, alors invité par la Présidence de la République, qui aurait du être au 1er rang parmi les déportés du camp.

Pierre SEEL, très malade, s'éteindra, le 25 novembre 2005.