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Antérieur à l'incorporation de force, cette élément de propagande (dont le titre signifie : Alsaciens, le front vous appelle ! ) devait inciter les jeunes gens rejoindre volontairement les troupes allemandes. Au vu du faible nombre de postulants, l'incorporation de force sera la prochaine étape de l'asservissement de la population au régime nazi. [Archives de la Ville de Mulhouse]

 

Actualités

COMMUNIQUE DE PRESSE

70ème anniversaire de l'incorporation de force des Alsaciens-Mosellans


Le 25 août 1942, le Gauleiter Wagner, à la tête de la région administrative du Bade-Alsace, promulguait avec l'assentiment d'Adolf Hitler, une ordonnance instituant le service militaire obligatoire pour les Alsaciens. Josef Bürckel, son homologue dont la zone administrative du Westmark couvrant la Moselle, en avait fait de même une semaine plus tôt à destination des Lorrains de son territoire.
Ces mesures vont se traduire concrètement par l'incorporation de force de dizaines de milliers d'Alsaciens-Lorrains résidant dans les territoires annexés de fait par l'occupant dans son armée. Elle touchent d'abord les classes 1922, 1923 et 1924, plus tard neuf autres classes antérieures et concerneront quelque 130.000 hommes issus des actuels départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle.

Faisant fi de toute légalité, le régime nazi forçait ainsi des ressortissants français résidant en territoire annexé, et considérés comme allemands par lui, à combattre sous l'uniforme allemand.
Le drame de ces Malgré-nous (nom que se donneront les victimes de cette pratique) fut rendu d'autant plus cruel par l'impossibilité qu'avaient les concernés à s'y soustraire : un refus ou encore une évasion afin d'y échapper à cette obligation se traduisait systématiquement par des représailles touchant toute la famille du réfractaire (biens séquestrés, internement en camps de travail, voire déportation).

Pierre SEEL (1923 - 2005) fut un de ces Malgré-nous : après avoir été relâché du camp de Schirmeck en novembre 1942, il fut d'abord versé dans le RAD (Reichs-Arbeits-Dienst : Service du Travail du Reich où chaque jeune citoyen du Reich était tenu de participer six mois durant) avant d'être incorporé dans la Wehrmacht et, comme tant d'autres, envoyé combattre en Russie, sur le redouté front de l'est.

Durant l’été 1944, Pierre Seel parviendra à déserter. Il se livre aux Russes. Enrôlé dans l’armée soviétique contre les Nazis, il combattit en Pologne. 




Une cérémonie pour toute l'Alsace se tiendra aujourd'hui au Mont National, près d'Obernai (67).

D'autres cérémonies auront lieu localement, notre Délégué territorial sera présent à celle organisée par les communes de l'agglomération mulhousienne, demain matin à Richwiller (68).


Les "Oublié-e-s" de la Mémoire © - publiée le 26 août 2012