| 2007,
l’An I d’une réalité historique incontestable, 2008, l’An II d’une reconnaissance mémorielle sur la déportation de Français pour motif d’homosexualité ? |
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Après
ces premiers entretiens prometteurs, l’étape suivante consistait à
attendre que la Fondation communique sur ces résultats. Les
« Oublié(e)s » de la Mémoire, comme d’autres associations
L.G.B.T. (Lesbiennes, gays, bi et trans) participèrent à la journée
d’étude universitaire du 27 octobre 2007 de Dijon sur le thème :
« La Déportation pour motif d'homosexualité en France ». M. Arnaud BOULLIGNY présenta, au nom de la Fondation, ses recherches. Les
nouveaux chiffres évoquèrent un résultat incontestable de 63 Français
arrêtés pour motif d’homosexualité. Au moins 11 d'entre eux
trouveront la mort en Déportation dont 9 dans un camp de concentration ou
un commando extérieur parmi les 165 000 déportés français.
L’association,
respectant l’engagement pris avec la F.M.D., n’a pas souhaité
communiquer plus largement avant la publication par la Fondation elle-même
de ses recherches, notamment sur les conclusions remettant largement en
question les résultats du rapport Mercier de 2001. L’association Les « Oublié(e)s de la Mémoire », respectueuse de la vérité historique, est satisfaite de ces résultats tant attendus. Faute
d’un travail d’historiens, d’universitaires et de chercheurs sur la
déportation pour motif d'homosexualité, la France a traversé une période
de "flou" entretenu par des propos passionnés sur ce sujet
tabou, tant dans le domaine de l'Histoire, de la mémoire, que de la commémoration,
discréditant et ralentissant la reconnaissance nécessaire de cette déportation. Ces
résultats non exhaustifs, présentés en octobre 2007, sont le fondement
d’une réalité historique incontestable, face à la dénégation
répétée de la déportation pour motif d’homosexualité, et
permettront une nécessaire commémoration. Nous
soutenons la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et son Centre
de Caen, qui vont poursuivre les
travaux de recherche
sur la Déportation
depuis la France pour
motif de répression - dont l’homosexualité - Nous
pouvons donc aujourd’hui poursuivre notre combat de reconnaissance mémorielle
sereinement, avec des projets tels que la création de lieux de mémoire
sur la déportation pour motif d'homosexualité.
Ce
projet est soutenu par M. Alain MARLEIX, secrétaire d'Etat à la Défense,
chargé des anciens combattants, qui dans un communiqué
du 17 août 2007 "souhaite que cette plaque puisse être dévoilée
en 2008".
Sur la pétition, nous demandons que le Maire de Toulouse : - Fasse accélérer la prise de décision de la commission pour la dénomination de la rue avant le délai légal de 4 ans ; Nous
demanderons au Maire de Toulouse qu’il nous apporte des réponses concrètes
pour l’ensemble de ces requêtes. Alors
que les autres pays européens ont déjà honoré la mémoire des déportés
pour motif d’homosexualité, la France ne peut indéfiniment reculer et
ajourner ce travail d’Histoire, de vérité, de responsabilité et de
justice. Notre travail de reconnaissance est d’assumer notre devoir de transmission et de vigilance, et d’être des « passeurs de la Mémoire ». Le |
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